A toi que je ne connais pas
Mes pensées s’envolent vers toi
Comme la belle au bois dormant
Jour après jour, je t’attends.

A l’aube de la quarantaine
Comme une adolescente, je me promène
Vers un monde rempli d’espoir
Guidée par le souffle du hasard.

A toi, pour qui mon cœur bat
L’homme indulgent qui saura
Vaincre mes craintes de femme blessée
D’avoir été si mal aimée.

Les premières rides sur mon visage
Laisseront dans leur sillage
Tout un passé amer et pourtant
Je garde un sourire éclatant.

A toi que je ne connais pas
J’aimerais me blottir dans tes bras
Comme si c’était la première fois
Tout recommencer avec toi.

Certains jours, les soupirs de lassitude
Sont devenus une habitude dans ma solitude
Mais dans le ciel de ma vie
Tu restes l’espoir d’une éclaircie.

A toi rien que toi
Malgré les doutes parfois
Je veux encore croire aujourd’hui
Que tu seras l’étincelle de ma vie.

A l’aube de la quarantaine
Une douce folie m’entraîne
Vers un tumulte des sens qui s’enchaînent
.... Ma main dans la tienne.

Isabelle Fluckiger Jachym