écrit en 2005

 

Assis tous les deux


Assis tous les deux, sur un banc

Ils discutent de l’air du temps

Les années ont passé et pourtant

Ils doivent s’aimer toujours autant.


Je les regarde avec une tendresse infinie

Les yeux rivés sur le sol, ils oublient

Pour quelques minutes, les épreuves passées

Que la vie n’a pas manqué de leur donner.


Assis tous les deux, sur un banc

Complices de chaque instant

Les yeux dans la même direction

Ils rêvent encore d’évasion.


Je les observe avec une infime pudeur

J’imagine des sourires remplis de candeur

Quand leur amour naissant d’adolescents

Les enflammaient à cœur et à sang.


Assis tous les deux, sur un banc

Même en désaccord, par moments

Dans la douceur de leurs regards échangés

On y lit un amour insensé.


Je les admire, j’aimerais leur ressembler

Plus tard, bien sur, je ne suis pas pressée

Avant, il me faudra, d’abord, te rencontrer

Et des moments de bonheur à concrétiser.


Alors, nous aussi, avec les années passant

Nous irons nous s’asseoir, sur un banc

Main dans la main, comme avant

Et discuter de l’air du temps.

ISA