Et octobre s’éveille

J’ai dans le cœur, des souvenirs de fraîcheur
Du soleil qui décline et perd ses ardeurs
Le vent valser les branches feuillues
Et se retrouvent peu à peu mises à nu.

Et octobre s’éveille...octobre et l’automne
La rousseur des jours, peu à peu nous abandonne
Et les arbres fiers, parés de couleurs festives
Prennent soudainement une apparence maladive.

J’ai dans la tête des souvenirs fabuleux
Quand la bise m’emporte à la rencontre de tes yeux
Au creux de ma mémoire qui ne faiblit pas
Quand je repense à toi encore une fois.

Et octobre s’éveille... octobre et la mélancolie
Le cri des enfants sous le préau les jours de pluie
Quand les averses sans retenue, ont remplacé
Le charme et l’intensité des orages d’été.

J’ai dans la bouche une saveur amère
Les fragrances des vacances épicées, sucrées et légères
Seront vite oubliées, cachées, rangées dans le tiroir
Où gisent les amours passagères, sous les mouchoirs.

Et octobre s’éveille...octobre et le brouillard
Les matins frileux où dans le miroir
On s’aperçoit que les rides, peu à peu
Plissent de plus en plus au coin des yeux.

J’ai sur les mains, le souvenir de ton odeur salée
Savant mélange de rêve et de réalité
Et même si les jours commencent à raccourcir
L’éternité de ces moments garde le goût de ton sourire.

Et octobre s’éveille...octobre et l’espoir
Que meme si les saisons passent enfin, te revoir
Et croire toujours que le plus beau mois de l’année
A l’innocence des feuilles qui se mettent à danser.

Isabelle Fluckiger Jachym