Il était beau mon petit coin de France

Comme il était beau mon petit coin de France
Entouré, jadis, d’une belle foret dense
« on » va le saigner dans une quasi-totale indifférence
Victime du pseudo progrès et du profit à outrance.....

Les énergies nouvelles ... renouvelables... Grenelle
Tous ces blablas loin de chez nous, à Bruxelles
Une Europe qui décapite son peuple pourtant souverain
Pour quelques euros, ils privent vos enfants, d’un « demain »

Adieu, les belles ballades dans notre campagne estivale
Devant nous, se dresse le supplice du pale
Les « chefs d’œuvre de l’architecture » éolien
Il parait que c’est pour notre « bien »

A l’heure ou L’Allemagne, le Danemark délaisse ce secteur
En France, évidement, il trouve un engouement majeur
Ces mastodontes d’environ deux cent mètres brasseraient de l’air
Dans notre région si peu ventée, mais quelle misère....

Oui, c’est moins dangereux qu’une centrale nucléaire
Dans quelques décennies le parc deviendra un cimetière
Parce que ces dames sont aussi à renouveler tous les vingt ans
Savez vous combien coûte aux habitants un démantèlement ?

Environ 500 000 mille euros pour démonter une éolienne,
Quel petit village à cette somme dans son bas de laine ?
Engrosser l’écolo business, oui les vautours se servent de tout
En vous dressant un tableau « idyllique », ils grappillent vos sous.

Ce n’est pas parce que nous aimons la nature et voulons la protéger
Que nous sommes contre les belles et grandes idées
Le cerveau humain a la capacité de comprendre qu’il est important
De sauver notre environnement mais pas n’importe comment

Les chercheurs, les scientifiques sont notre avenir
Pour sauver le monde et non pas le détruire
Mais quand un beau projet montre des failles
Il faut redoubler d’effort vaille que vaille.

Quand les élus ne prennent plus la peine de concerter leurs administrés
Quand les projets sont signés en catimini, dans l’obscurité
Comment garder confiance, ne pas réagir, ne pas se sentir trahi
Entendez vous déjà le moteur du premier bulldozer qui surgit.

Heureusement que les « anciens » ne sont plus de ce monde
Pour entendre toute cette folie dévastatrice qui gronde
Les forets sont les poumons de la terre que l’on asphyxie
Du règne végétal et animal, l’homme devient le pire ennemi.

Nous vendrons cette source d’énergie à l’étranger
Transportée par des tonnes et kilomètres de réseaux câblés
Rentable ou non rentable à chacun de nous se faire sa propre idée
Mais avant tout, les bonnes informations, il faut vouloir les trouver.

La nature reprendra ses droits avec ou sans nous,
Mais pourquoi attendre d’être à genoux
La dignité mérite que nous soyons debout
Surtout quand, dans notre dos, notre avenir se joue....

Se sont les mots du poète qui pleure son enfance
On décide pour vous dans le plus grand silence
Ah oui il étai pourtant si beau mon petit coin de France
Entouré, jadis... d’une si belle forêt dense....

Isabelle Fluckiger Jachym