J’aurais voulu t’écrire l’amour jusqu’au point de l’infini
A en faire souffrir tous mes muscles endormis
A me couper le souffle, à croire en mourir
Et renaître dans un soupir ... de désir.

Comme au commencement,
La création de l’univers, son balbutiement
La fusion charnelle des quatre éléments
J’ai retrouvé cela, dans ton regard troublant...

J’aurais voulu t’écrire l’amour à en blanchir mes nuits
A oublier le temps qui malheureusement s’enfuit
A croire que la jeunesse éternelle peut revenir
Dés que tes lèvres esquissent un sourire.

Comme au commencement
Le big bang, l’ébauche de la vie après le néant
La terre et le feu qui s’agitent sous le vent
Nos corps qui crépitent dès le premier bruissement.

J’aurais voulu t’écrire l’amour à l’encre intemporelle
Là où n’existe qu’un seul langage universel
Celui de nos sens qui se repoussent puis s’agrippent encore
A en faire pâlir de jalousie, les plus belles aurores.

Comme au commencement
Le va et vient des marées, perpétuel mouvement
Ondes de choc qui se propagent au firmament
La beauté des galaxies complice de nos sentiments

Mais je ne saurais trouver les bons mots pour te décrire
Mon cœur qui s’anime à ton contact puis chavire
Je n’ai que le ressenti profond d’intenses émotions
Que j’essaie de contrôler .... Maladroit moussaillon...

Pourtant j’aurais voulu t’écrire l’amour jusqu’à la fin des temps
M’endormir et me réveiller à tes cotés continuellement
Dans le tourbillon de l’immensément grand, défier l’avenir
Dans un dernier soupir ... de plaisir.

Isabelle Fluckiger Jachym