Monsieur, vous m’avez troublé,(rénové)

Il a suffi d’un regard appuyé
Sur mes lèvres un peu intimidées
Pour que je sente mon pouls s’accélérer
Monsieur, Vous m’avez troublé.

Je n’ose demander secours à la gitane
Avant que mon cœur ne se damne
Si elle lit au fond de ma tasse de café
Nos deux prénoms enlacés

Il a suffi d’un regard appuyé
Au fond mes yeux bleu délavés
Pour que votre charme m’ait ensorcelé
Monsieur, Vous m’avez troublé.

Je n’ose demander secours à la chiromancie
Avant que mon cœur ne parte en charpie
S’il existe dans les lignes de ma main
La croisée de nos deux chemins.

Il a suffi d’un regard appuyé
Sur le mien soudainement attiré
Par votre sourire qui m’envoûte avec volupté
Monsieur, Vous m’avez troublé.

Je n’ose demander secours à la cartomancienne
Avant que mon cœur ne se méprenne
Si elle lit dans les lames du tarot
L’espoir d’un amour nouveau.

Il a suffi d’un regard appuyé
Sur ma bouche délicieusement maquillé
Pour que ma voix se mette à trembler
Monsieur, Vous m’avez troublé.

Je n’ose demander secours à l’astrologie
Avant que mon cœur ne se transforme en bouillie
De lire dans les constellations de l’immensité du ciel
Si les étoiles nous offre une superbe lune de miel.

Il a suffi d’un regard appuyé
Sur mon corps, vers vous, penché
Pour que j’ai envie de vous embrasser
Monsieur, Vous m’avez troublé.

Je n’ose demander secours à l’alchimiste
Avant que mon cœur ne s’attriste
De me préparer un filtre d’amour
Pour que tu m’aimes toujours.

Il a suffi d’un regard appuyé
Quelques secondes d’étrange intimité,
Décidément, Monsieur, vous êtes sans pitié
Vous m’avez... troublé.

Isabelle Fluckiger Jachym