Esseulés dans un monde où règne l’incompréhension
Un monde muet qui n’entend pas le cri à l’unisson
De nos mots sur nos pages blanches, étalés, ensanglantés
Et l’écho de nous soupirs perdus dans l’immensité.

Muets à force de passer pour des fanfarons, des idéalistes rêveurs
Alors qu’autour de nous, jubilent les fatalistes moqueurs
Nous traitant de clowns, extraterrestres d’inconscients
Nous imbéciles, rimailleurs qui ne comprenons rien du présent.

Mais nous serons là, quand il sera l’heure
D’apporter un peu de chaleur, un peu de bonheur
De l’espoir sur papier déchiré, papier jauni
A l’encre de l’amour que nous déversons à l’infini.

Fous, fous sont les poètes, ils rêvent au vent
Impossible de les enchaîner ils s’en vont au firmament
Des mots qui rient, qui jouent, des mots qui pleurent
Et des phrases qui s'ouvrent en couronne de fleur.

De tous ages, de toute nationalité, hommes et femmes
Ils ont au fond de leurs yeux, l’essence même des flammes
Et les mots que l’ont détruit, que l’on déchire
Comme le phénix renaissant, les mots vont rejaillir

Oui Nous serons là, avec la force de nos voix sur papier
Même bâillonnés, avec la pointe de nos stylos usés
Depuis des siècles nous saurons vous la retrouver
Cette entité essentielle, ce morceau recherché de liberté.

Nous sommes des parias, nous ne cherchons pas le combat
Ce gain, ces espèces sonnantes et trébuchantes, comme appât
Nous laisse indifférents, nous voulons uniquement l’harmonie
L’amour d’un homme ou d’une femme nous suffit.

Battez vous les loups, jusqu’au dernier, entre tuez vous
Pour ramasser les blessés, nous serons là au rendez vous
Avec les mots qui apaisent et des sourires de fraternité
Pour tout ce qui restera de l’humanité.

Nous serons là, avec les personnes de bonne volonté
Pour soigner les plaies de la terre blessée
Un souffle de liberté venu du néant deviendra l’ambassadeur
Des poètes qui parlent.......................... Avec leur cœur.

Isabelle Fluckiger Jachym