On l’entendra hurler à la lueur de la Lune quand elle est pleine
Féconde, quand elle rougeoie sur l’immensité de la plaine
Où dans le silence, sous la bise, aux alentours de minuit
Un cri effrayant viendra faire frissonner la forêt endormie.

Mi homme mi loup, l’échine recouverte de poils touffus
Dans les yeux, un regard incrédule, la peur toute nue
A se demander ce qui peut lui arriver, il va errer
Toute la nuit à la recherche de pauvres âmes égarées.

On l’entendra hurler à la lueur de la Lune quand elle est pleine
Un instinct carnassier coule désormais dans ses veines
Sous le ciel étoilé où la clarté de l’astre lui offre déjà
la lumière idéale pour jouer avec ses futures proies.

Lycanthropie, malédiction qui se perpétue depuis des millénaires
Où les nuits propices s’enchaînent à l’orée des cimetières
A attendre, à l’affût de la moindre chaleur charnelle perdue
Pour goûter à la douceur d’une chair goûteuse et charnue.

On l’entendra hurler à la lueur de la Lune quand elle est pleine
Féconde, quand elle rougeoie, sur l’immensité de la plaine
A minuit, quand les cloches des églises, toutes en chœur
Entonnent l’écho des heures où va régner la terreur.

Mi homme mi loup, griffes acérées, prêt à bondir
Au milieu de nulle part, devant vous, hélas, il va jaillir
Ne vous laissera aucun échappatoire, et votre dernier soupir
Se mélangera à la saveur sucrée salée de son plaisir.

On l’entendra hurler à la lueur de la Lune quand elle est pleine
Un instinct carnassier coule désormais dans ses veines
Depuis cette nuit fatale où il fut la victime privilégiée
De celui qui lui a offert cette douloureuse éternité.

Lycanthropie, malédiction qui se perpétue depuis des millénaires
Où chaque nuit pleine, il reviendra hanter avec ses congénères
Tapi dans la pénombre, avec tous ses sens hyper développés
Vous n’aurez, hélas aucune chance de lui échapper..............

S’il vous laisse quelque peu la vie sauve, c’est qu’il aura décidé
De faire de vous un membre de cette étrange communauté
Une meute, un clan peut importe le nom que veut lui donner
Vous n’aurez de cesse que d’apaiser votre âme damnée.

Alors on vous entendra hurler à la lueur de la Lune quand elle est pleine
Féconde, quand elle rougeoie sur l’immensité de la plaine
Un instinct carnassier coule à jamais, désormais dans vos veines
Toutes ses nuits si longues ........à vous rassasier de chair humaine....
Isabelle Fluckiger Jachym