en hommage à un jeune homme talentueux, avec toute ma tendresse, mon respect et toute mon amitié.

à notre ami Mister.

 

Une vingtaine d’années de moins

 

Son visage poupin esquisse un sourire charmeur

A l’ombre de ses yeux foncés, un regard enjôleur

Insaisissables, son esprit et ses rêves sont ailleurs

Dans un monde où les mots ont toutes ses faveurs.

 

 

Avec une vingtaine d’année de moins et le cœur léger

En rougissant comme une adolescente à peine éveillée

Je lui aurais écrit des mots tendres, des mots sucrés

Comme un bonbon acidulé auquel on veut goûter………

 

 

Son visage respire un mélange de jeunesse et de maturité

L’homme qu’il va devenir, doucement commence à émerger

Comme une île sauvage, un joyau au milieu de la mer

Sous les alizés de la passion, je voudrais mettre pied à terre.

 

 

Avec une vingtaine d’années de moins et un autre destin

J’aurais cherché à découvrir la chaleur de ses mains

Et j’imagine les yeux fermés, ses doigts glisser

Sur la douce pâleur de ma peau satinée.

 

 

Son visage ténébreux éclaire l’étrange pâleur de la nuit

Quand l’imagination se met à vagabonder dans les interdits

Pour quelques secondes, le temps n’a plus d’importance

Mais il arrête sa course dans un soupir d’impuissance.

 

 

Avec une vingtaine d’années de moins dans un autre lieu

Devant une étoile filante, j’aurais fait un simple vœu

Comme une jeune fille qui sent les prémices de l’amour

Revêtir, pour son premier soir de bal, ses plus beaux atours.

 

 

Son visage ferme respire la vie dans touts son opulence

Du haut de ses vingt ans, sa beauté devient de l’indécence

Alors que les rides creusent sur mon sourire affadi

Et plissent au coin de mon regard bleuté qui se ternit

 

 

Avec une vingtaine d’années de moins et le cœur léger

Vous séduire subtilement, jeune homme, j’aurais aimé

Par mes mots, presque osés, à la limite de l’incendie des sens

Quand le point d’exclamation frôle l’inconscience en silence.

 

 

Mais j’ai vingt ans de plus et une jeunesse derrière moi

Et Même si la flamboyante quarantaine me donne l’éclat

De ce feu éternel où les flammes de l’amour rougeoie

Dans la rue de l’avenir ………… déjà j’entends les pas

De la belle demoiselle qui viendra se blottir dans vos bras

 

 

Isabelle